DRH : la parole impossible quand la Direction ne suit pas

Toute ressemblance avec des situations existantes ou ayant existé en entreprise ne relève pas de la coïncidence.

Il y a des paroles qui ne tiennent debout que parce qu'une décision, quelque part, accepte de les soutenir.

Dans l'entreprise, cette vérité se vérifie avec une netteté particulière lorsque le DRH prend la parole. À ce moment-là, il ne parle jamais tout à fait seul, même lorsqu'il choisit ses mots avec prudence, même lorsqu'il s'efforce de rester juste, même lorsqu'il tente de ne pas trahir ce qu'il a vu, entendu, compris. Sa parole porte davantage que sa personne. Elle engage une fonction, une ligne, une Direction, parfois toute une institution. Elle devient le lieu où l'entreprise se rend audible à ceux qui attendent d'elle autre chose qu'un organigramme, un tableau de bord ou une déclaration de principe.

C'est précisément ce qui rend cette parole si fragile.

Un DRH peut écouter honnêtement, alerter clairement, traduire fidèlement, prévenir avec courage, nommer les risques avec une précision presque inconfortable. Il peut recevoir les inquiétudes des salariés, les tensions des managers, les signaux faibles du terrain, les alertes des représentants du personnel, les fragilités que la santé au travail ne peut pas porter seule, les incohérences d'une organisation qui avance plus vite que sa capacité à réparer ce qu'elle bouscule. Il peut faire ce que sa fonction, lorsqu'elle est exercée dignement, exige de lui : relier la décision à ses effets humains.

Mais si la Direction ne suit pas, cette parole se retrouve suspendue. Elle n'est pas nécessairement fausse. Elle n'est pas forcément lâche. Elle n'est pas toujours imprudente. Elle devient simplement impossible, parce qu'elle a ouvert une attente que les actes ne viennent pas rejoindre.

Le DRH entend souvent avant que la Direction ne veuille vraiment écouter

La difficulté du DRH tient à cette position très particulière. Il se trouve à l'endroit où la stratégie cesse d'être une idée générale pour devenir une conséquence située. Une réorganisation, un plan d'économies, une politique managériale, un refus d'effectif, une transformation, une fermeture, une évolution de métier, une décision de rémunération, une doctrine sur le télétravail, une enquête interne, une alerte sur le climat social : tout cela, vu de loin, peut conserver l'allure propre des dossiers. Vu depuis la fonction RH, cela rencontre des visages, des parcours, des corps fatigués, des managers exposés, des représentants du personnel qui insistent, des salariés qui demandent si l'entreprise a seulement entendu ce qu'elle leur demandait de vivre.

Le DRH est souvent celui qui entend avant que la Direction ne veuille vraiment écouter. Il entend la phrase qui revient, l'absence qui se répète, le manager qui n'ose plus décider, la colère qui change de texture, la confiance qui se retire, le collectif qui ne s'effondre pas mais ne croit plus, ce qui est parfois plus grave. Il entend les mots trop maîtrisés des salariés qui ont compris qu'il fallait rester correct, les silences des équipes qui ont déjà cessé d'attendre, les représentants du personnel qui ne posent plus seulement des questions mais testent la solidité morale de l'institution. Il entend, parfois très tôt, ce que la Direction reconnaîtra très tard.

Lorsqu'il remonte ces éléments, il ne fait pas seulement de l'information. Il accomplit une fonction de lecture. C'est une dimension trop peu reconnue du métier. Le DRH ne sert pas seulement à appliquer une politique sociale, sécuriser des procédures ou accompagner des changements déjà décidés. Il devrait être l'un des lieux où l'entreprise apprend à se lire elle-même. Il voit ce que certaines directions ne voient pas encore parce qu'elles regardent depuis trop haut, trop vite, trop loin du point d'impact. Il sait que les décisions justes sur le papier peuvent devenir brutales dans les conditions réelles de leur exécution.

Mais pour que cette lecture serve, encore faut-il qu'elle soit prise au sérieux.

Le problème commence lorsque la Direction demande au DRH d'écouter sans vouloir être dérangée par ce qu'il entend. Elle veut qu'il capte, qu'il apaise, qu'il prévienne, qu'il explique, qu'il fasse tenir les personnes et les collectifs, mais sans toujours accepter que cette écoute modifie la décision. Elle lui demande d'être proche du terrain, puis s'agace lorsque le terrain remonte avec sa rugosité, ses contradictions, ses coûts, ses résistances, ses vérités mal rangées. Elle veut un DRH vigie, mais une vigie qui ne trouble pas trop la vue depuis le sommet.

Cette contradiction use profondément la fonction. Un DRH honnête ne peut pas durablement faire semblant de ne pas voir ce qu'il voit. Il ne peut pas indéfiniment transformer des alertes en éléments de langage, des inquiétudes en pédagogie du changement, des contradictions organisationnelles en difficultés de communication, des souffrances liées au travail en problèmes d'appropriation. Il peut temporiser, expliquer, contextualiser, rappeler les contraintes, tenir la complexité. C'est même une part essentielle de son rôle. Mais il ne peut pas, sans se perdre, donner à l'inaction les habits de la prudence lorsque la situation réclame un arbitrage.

La loyauté ne devrait jamais être confondue avec la caution. Un DRH loyal n'est pas celui qui approuve tout. C'est celui qui alerte avant que le réel ne vienne présenter la facture. Il existe une grande différence entre porter une décision difficile et porter une décision fuyante.

Le flou est l'un des grands ennemis de la parole RH

Être loyal, c'est tenir compte des contraintes économiques, juridiques, sociales, managériales. C'est comprendre que la Direction ne peut pas tout accepter, tout réparer, tout financer, tout transformer dans l'instant. C'est savoir dire non lorsque le non est nécessaire. C'est ne pas promettre aux salariés ou aux représentants du personnel ce qui ne pourra pas être tenu. Mais être loyal, ce n'est pas couvrir l'absence de décision, ni prêter sa parole à une Direction qui laisse volontairement dans le flou ce qu'elle ne veut pas assumer.

La première peut être douloureuse, mais elle demeure possible si elle est claire, argumentée, cohérente, assumée. Un DRH peut expliquer un refus, un arbitrage, un calendrier contraint, une limite budgétaire, une position de Direction, même lorsque cette position déçoit. La seconde, en revanche, est beaucoup plus corrosive. Porter une décision fuyante, c'est devoir parler là où rien n'a été vraiment décidé ; c'est demander de la confiance sans pouvoir désigner l'engagement qui la mérite ; c'est occuper l'espace avec des mots pendant que l'arbitrage se dérobe.

Le flou est l'un des grands ennemis de la parole RH. Il protège parfois la Direction à court terme, parce qu'il évite de trancher, de déplaire, de reconnaître une erreur, de nommer un renoncement. Mais il expose le DRH immédiatement. Lui devra recevoir les questions. Lui devra expliquer pourquoi le sujet n'avance pas. Lui devra faire patienter sans mentir, rassurer sans promesse, reconnaître sans désavouer, tenir une posture institutionnelle devant des interlocuteurs qui sentent très bien lorsque les mots ne sont plus reliés à des actes. Le flou permet à certains de rester en retrait ; il oblige d'autres à parler dans le brouillard.

Or une parole prononcée dans le brouillard finit par perdre son autorité. Elle devient prudente, puis technique, puis sèche, puis défensive. Elle se protège. Elle renonce à dire trop nettement ce qu'elle ne sait plus soutenir. C'est ainsi que des DRH sincères peuvent finir par produire une langue qui ne leur ressemble pas. Non parce qu'ils aiment les formules vides, mais parce que la position devient intenable. Lorsque la Direction ne donne pas d'appui réel à la parole, la langue se met à chercher des appuis de substitution : des procédures, des calendriers, des périmètres, des éléments de contexte, des formules de prudence.

Le salarié, le manager ou le représentant du personnel ne voit pas toujours cette mécanique. Il voit la personne qui parle. Il entend le DRH. Il reçoit sa réponse, son délai, son absence de réponse, son "nous allons regarder", son "le sujet est bien identifié", son "nous restons attentifs", son "des échanges sont en cours". Il ne sait pas toujours que le DRH a alerté, insisté, documenté, repris le sujet, tenté d'obtenir un arbitrage, parfois mis en garde sur les conséquences. Alors la défiance se dépose au mauvais endroit. Elle se dépose sur la fonction qui parle, parce que celle qui décide reste souvent moins exposée.

Les DRH deviennent le visage disponible d'une Direction absente, hésitante ou insuffisamment courageuse. Ils reçoivent la colère produite ailleurs, la déception née plus haut, la suspicion fabriquée par des arbitrages trop tardifs. Cela ne les exonère pas toujours. Certains acceptent trop vite cette place, parfois avec confort, parfois avec dureté. Mais il serait injuste de ne pas voir que beaucoup se retrouvent à porter une parole dont la Direction a retiré les actes.

L'écoute sans suite n'est pas toujours de l'écoute

Cette dissociation abîme l'entreprise bien au-delà de la fonction RH. Elle abîme la confiance, qui est une matière lente à construire et très rapide à fissurer. Lorsque les salariés ont parlé et que rien ne change, ils ne concluent pas seulement que le sujet était difficile. Ils concluent souvent que parler ne sert pas à grand-chose. Lorsque les managers signalent une impasse et qu'aucun arbitrage ne vient, ils apprennent à se débrouiller, c'est-à-dire parfois à bricoler seuls ce que l'organisation aurait dû traiter. Lorsque les représentants du personnel entendent des reconnaissances sans suite, ils durcissent leur manière de porter les sujets.

L'écoute sans suite n'est pas toujours de l'écoute. Elle peut devenir une forme raffinée de neutralisation. Nous recevons, nous prenons acte, nous comprenons, nous partageons votre vigilance, nous reviendrons vers vous. Ces formules peuvent être nécessaires lorsque le traitement demande du temps. Mais lorsqu'elles ne débouchent sur rien, lorsqu'elles se répètent, lorsqu'elles deviennent le décor verbal d'un immobilisme, elles produisent un effet très précis : elles transforment la parole des autres en matériau collecté, non en réalité prise en compte. La différence est immense. Collecter une parole, c'est la recevoir comme une donnée. La prendre en compte, c'est accepter qu'elle puisse modifier une décision, un rythme, une priorité, une organisation.

Le DRH se trouve souvent pris dans cette contradiction. Il sait que la parole doit remonter. Il sait aussi que, si rien ne suit, cette remontée deviendra presque une cruauté supplémentaire. Car demander aux personnes de parler, c'est leur demander d'accorder à l'entreprise une part de confiance. Si cette confiance est utilisée pour nourrir des comptes rendus sans transformer les arbitrages, alors l'entreprise ne se contente pas de ne pas répondre. Elle consomme la confiance qu'elle avait sollicitée.

C'est peut-être l'une des responsabilités les plus lourdes d'une Direction : ne pas envoyer ses DRH chercher une parole qu'elle n'est pas prête à entendre. Bien sûr, une Direction n'a pas à suivre toutes les recommandations de son DRH. Diriger, c'est arbitrer entre des contraintes parfois incompatibles. Le DRH n'est pas le souverain moral de l'entreprise. La finance, l'opérationnel, la stratégie, le marché, le droit, les délais, les engagements clients, les équilibres économiques existent aussi. Mais ne pas suivre son DRH devrait toujours être un acte conscient, explicite, assumé.

La Direction peut dire : nous avons entendu, mais nous arbitrons autrement pour telle raison. Elle peut dire : nous ne pouvons pas agir maintenant, mais nous prenons tel engagement précis. Elle peut dire : nous refusons cette demande, voici pourquoi. Elle peut dire : nous avons sous-estimé le sujet, nous le reprenons. Ces phrases peuvent décevoir. Elles ont au moins le mérite de ne pas laisser le DRH seul avec une attente ouverte et aucune rive pour l'y conduire.

Une parole difficile vaut mieux qu'une parole suspendue. La parole difficile peut être contestée, discutée, parfois combattue. Elle existe. Elle se tient. Elle permet aux interlocuteurs de savoir où se trouve la décision. La parole suspendue, elle, épuise tout le monde. Elle invite chacun à attendre sans savoir quoi. Elle laisse les managers dans l'entre-deux, les salariés dans le doute, les représentants du personnel dans l'agacement, les DRH dans une exposition qui devient presque impossible. Elle produit une forme de fatigue institutionnelle : cette sensation que les mots circulent, mais que la décision ne les rejoint jamais.

Un DRH n'est pas un amortisseur infini

Un DRH ne peut pas durablement compenser cette fatigue par sa seule présence. Même excellent, même courageux, même respecté, même très fin, il ne peut pas donner seul de la cohérence à une Direction qui ne tranche pas. Il ne peut pas transformer une absence de mandat en posture honnête. Il ne peut pas faire passer pour du dialogue ce qui n'a pas vocation à modifier la décision. Il ne peut pas indéfiniment demander aux autres de croire une parole que l'institution ne recharge jamais. À force, même la meilleure parole s'use lorsqu'elle voyage sans actes.

C'est là que le sujet devient institutionnel. La difficulté du DRH n'est pas seulement psychologique, ni personnelle, ni même professionnelle. Elle dit quelque chose de la gouvernance. Une Direction qui laisse son DRH porter seul les tensions sociales, les alertes, les inquiétudes, les messages difficiles, sans lui donner l'appui des arbitrages, fragilise son propre système de confiance. Elle se prive de l'un des rares endroits où le réel peut encore être traduit avant de devenir crise. Elle transforme une fonction stratégique en fonction d'absorption, puis s'étonne que l'absorption finisse par produire de la saturation.

Un DRH n'est pas un amortisseur infini. Il n'est pas un paratonnerre relationnel destiné à recevoir la foudre pour que la Direction conserve le ciel dégagé. Il n'est pas non plus un service de traduction chargé de rendre aimables des décisions qui n'ont pas été suffisamment pensées. Sa fonction n'est pas de rendre le réel présentable, mais de permettre à l'entreprise de le regarder sans trop se raconter d'histoires. Lorsqu'une Direction refuse cette fonction de lecture, elle peut encore utiliser les RH comme outil. Elle perd ce qu'un DRH peut avoir de plus précieux : sa capacité à dire la vérité avant qu'elle ne devienne coûteuse.

La Direction qui ne suit pas devrait donc se demander ce qu'elle abîme exactement. Elle n'abîme pas seulement un dossier. Elle n'abîme pas seulement une relation avec le DRH. Elle abîme la capacité future de l'entreprise à être crue. La première fois, les salariés peuvent penser que le sujet était complexe. La deuxième, que les contraintes étaient réelles. La troisième, que l'écoute était surtout un dispositif d'attente. Ensuite, la parole institutionnelle arrive déjà diminuée. Elle n'est plus reçue comme une promesse possible, mais comme un genre. Une langue attendue. Un passage obligé. Une musique connue.

C'est ainsi que la défiance s'installe, non par brutalité soudaine, mais par sédimentation. Les personnes ne cessent pas forcément de participer. Elles viennent encore aux réunions, répondent aux enquêtes, assistent aux présentations. Mais quelque chose, en dessous, s'est retiré. L'entreprise dispose encore de leur présence. Elle a perdu une partie de leur crédit. Et le DRH, qui se tient précisément au point de contact entre la parole de l'entreprise et la croyance possible des salariés, sent cette perte avant beaucoup d'autres.

Cette sensation peut être moralement très lourde. Elle oblige le DRH à choisir, parfois chaque jour, entre plusieurs formes d'inconfort. Dire trop peu et se protéger. Dire trop et créer une attente. Dire juste, mais sans savoir si la Direction suivra. Continuer à alerter malgré les déceptions. Accompagner sans cautionner. Rester loyal sans devenir complice. Préserver sa place pour pouvoir encore agir, sans laisser cette prudence devenir une abdication. Cette ligne n'est pas confortable, et il faut se méfier de ceux qui la jugent trop vite depuis des endroits où ils n'ont jamais eu à tenir ensemble l'institution, le droit, le réel et la parole donnée.

Il ne s'agit pas de faire des DRH des figures héroïques. L'héroïsme est souvent une mauvaise réponse aux défauts d'organisation. Les DRH ont besoin d'un mandat clair, d'une Direction qui assume ses arbitrages, de marges réelles, d'un droit d'alerte qui ne soit pas seulement décoratif, d'une capacité à dire non sans être disqualifiés comme insuffisamment stratégiques, trop sociaux ou trop prudents. Ils ont besoin que leur parole ne soit pas envoyée au front sans soutien.

La Direction, de son côté, a besoin de comprendre que suivre son DRH ne signifie pas obéir à tout ce qu'il propose. Cela signifie prendre au sérieux ce qu'il voit. Répondre à ce qu'il alerte. Décider à partir d'une lecture complète, et non seulement depuis les tableaux les plus confortables. Cela signifie aussi lui dire clairement lorsqu'elle choisit une autre voie, afin qu'il ne soit pas condamné à porter un entre-deux. Une Direction peut ne pas suivre une recommandation RH. Elle ne devrait pas laisser le DRH porter comme une promesse ce qu'elle sait déjà ne pas vouloir faire.

Il y a des DRH qui trahissent leur fonction, bien sûr. Il y a aussi des Directions qui trahissent la parole de leurs DRH. La seconde trahison est moins spectaculaire. Elle ne se voit pas toujours. Elle prend la forme d'un arbitrage repoussé, d'une alerte minimisée, d'une décision non assumée, d'un sujet renvoyé à plus tard, d'une demande de "continuer à accompagner" lorsque l'accompagnement ne suffit plus. Mais ses effets sont profonds. Elle laisse les DRH avec des phrases prononcées honnêtement, des attentes ouvertes loyalement, des alertes transmises précisément, et une institution qui retire sa main au moment où il faudrait soutenir ce qui a été dit.

Dans ces conditions, tenir une posture honnête devient une épreuve de précision. Il faut parler sans promettre trop. Représenter sans se dissoudre. Alerter sans se mettre en scène. Protéger l'entreprise sans protéger ses angles morts. Entendre les salariés sans créer d'illusion. Porter la Direction sans devenir le masque de ses hésitations. Rester dans l'institution sans perdre le réel.

Une parole RH honnête a besoin d'une architecture derrière elle. Sans cela, elle devient un balcon sans bâtiment. Elle peut être belle, solide en apparence, bien dessinée, mais elle ne porte pas longtemps.

La parole du DRH a besoin que la Direction comprenne que chaque phrase prononcée devant les salariés, les managers ou les représentants du personnel engage plus que la qualité relationnelle de celui qui la prononce. Elle engage l'entreprise tout entière.

Si rien ne suit, ce n'est pas seulement le DRH qui se trouve fragilisé. C'est la parole de l'entreprise qui commence à sonner creux.

La parole du DRH n'est pas un instrument de confort. C'est un engagement.

Et tout engagement, pour rester digne, demande que quelqu'un le suive.

Marlène BOURGEOIS

Service social du travail externalisé et coaching professionnel

https://www.cabinetmb-solutionssociales.fr
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