RPS : les signaux faibles à traiter avant l’alerte (côté managers)
En entreprise, on ne "découvre" pas les RPS : on les voit venir. L'enjeu, c'est d'agir tôt — et correctement.
Les signaux faibles les plus fréquents
Retards, absences courtes répétées, fatigue visible.
Irritabilité, isolement, baisse de coopération.
Chute de qualité, erreurs inhabituelles, conflit qui s'installe.
"Je n'y arrive plus", "je n'ai pas le temps", "je dors mal."
Ce qu'un manager ne doit pas faire
Jouer au thérapeute.
Porter la situation seul "par loyauté".
Promettre une confidentialité totale sans cadre — il faut pouvoir alerter les RH quand la situation l'exige.
Attendre l'incident.
Ce qu'un manager peut faire — simple et efficace
1 — Nommer le fait de travail
"Je vois X — retards, erreurs, isolement." Pas un diagnostic. Un fait observable.
2 — Poser une question ouverte
"De quoi as-tu besoin côté organisation ?" Pas "ça va ?" — qui n'appelle qu'un "oui" automatique.
3 — Proposer un relais
RH, SST, service social, dispositif interne. Nommer le relais, pas juste "parles-en à quelqu'un".
4 — Tracer
Factuel, daté, sans interprétation psychologique. Ce qui a été observé, dit, proposé. Rien de plus.
Côté RH : cadrer la remontée
Une procédure claire : quand remonter, à qui, sous quel format.
Un canal "situations sensibles" — réactif, non jugeant.
Un suivi court : 15 minutes, mais régulier.
Ce que je peux prendre en charge
J'interviens pour aider les managers à tenir la posture, organiser les relais et éviter l'escalade — tout en protégeant la confidentialité.
→ Appui managérial à dimension sociale · Service social du travail externalisé

